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Retrouvez ci-après le discours prononcé par Marc Péré, Maire de L’Union, à l’occasion de la célébration de la fête nationale, le 14 juillet 2026 devant l’olivier en hommage à Ilan Halimi.

Mesdames, Messieurs en vos noms et qualités

Nous sommes réunis ce matin, en ce 14 juillet, pour célébrer notre fête nationale.

Une journée qui appartient à notre histoire commune. Une journée qui rappelle qu’il y a plus de deux siècles, un peuple s’est levé contre l’injustice, les privilèges et l’arbitraire pour reprendre son destin en main.

Le 14 juillet est d’abord une journée révolutionnaire. À travers le symbole de la prise de la Bastille, il célèbre une idée : celle que la liberté n’est jamais acquise, qu’elle se conquiert, qu’elle se protège et qu’elle se partage.

Mais le 14 juillet, c’est aussi l’anniversaire de la Fête de la Fédération. Un an après la prise de la Bastille, les Français affirmèrent leur volonté de se rassembler pour construire un destin commun. Notre fête nationale porte ainsi un double héritage : celui de la liberté conquise et celui du rassemblement de notre peuple.

Parce que la Révolution française n’a pas seulement changé notre pays. Elle a porté bien au-delà de nos frontières l’idée que les peuples peuvent écrire leur avenir lorsqu’ils refusent la fatalité.

Cet héritage nous oblige. Nous vivons une époque différente, mais confrontée à de nouveaux défis.

Les fortes chaleurs que nous connaissons nous rappellent que le changement climatique n’est plus une perspective lointaine, mais une réalité. Comme souvent dans l’histoire, notre responsabilité est de regarder ces défis en face et d’y répondre avec lucidité, solidarité et détermination.

Nous sommes aujourd’hui réunis sur cette place Saint-Biagio, récemment végétalisée. Ce choix n’est pas anodin. Chaque arbre planté, chaque espace de fraîcheur créé est une manière concrète de préparer l’avenir, d’améliorer notre cadre de vie et de protéger les plus fragiles.

Préparer l’avenir ne consiste pas seulement à transformer notre cadre de vie. C’est aussi transmettre ce qui nous rassemble : une mémoire, une vigilance et une certaine idée de la République.

C’est tout le sens de l’olivier devant lequel nous sommes aujourd’hui réunis. L’olivier est un arbre singulier. Mais celui devant lequel nous nous trouvons aujourd’hui porte avant tout une signification profondément humaine.

Il honore la mémoire d’Ilan Halimi, victime de la haine antisémite. À travers lui, nous pensons également à toutes les victimes du racisme, de l’antisémitisme et de toutes les formes de haine qui ont meurtri notre pays.

Notre devoir est donc de rester vigilants.

Plus de deux siècles après la Fête de la Fédération, nous avons peut-être, plus que jamais, besoin d’en retrouver l’esprit : Liberté, Égalité, Fraternité. Trois mots qui nous invitent à dépasser ce qui nous oppose, à rejeter ce qui fracture ou divise, et à forger, ensemble, l’unité du peuple français.

En ce 14 juillet, continuons ensemble à faire vivre cet héritage, ici à L’Union, dans un esprit de rassemblement et de fraternité. Vive la Grande Révolution ! Vive la République ! Et vive la France !