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Le dimanche 12 juin, une zone de gratuité, organisée par l’association Nord Est Toulousain en Transition, sera installée sur le Marché de plein vent de L’Union

Rendez-vous place San Biagio pour venir déposer vos objets et vos dons.
Pour plus d’info rendez-vous sur le site et la page facebook de l’association.
Une zone de gratuité ce n’est pas un vide-greniers : il n’y a rien à acheter.
Ce n’est pas non plus un troc car il n’y a pas d’échange.

Une zone de gratuité c’est un espace où chacun peut déposer ce dont il n’a plus besoin (à condition que l’objet soit propre et réutilisable), et où chacun peut prendre ce qu’il veut même s’il n’a rien déposé.

Le concept apparait à la fin des années 60, à San Francisco. Un groupe d’activistes issus du théâtre avant-gardiste incarnant la contre-culture américaine, appelé les Diggers (nom issu d’un groupe de paysans de l’Angleterre de Cromwell qui avaient squatté des terres seigneuriales), propose tous les jours des repas gratuits pour les jeunes de la génération « flower power » qui arrivent de tous les États-Unis vers la Côte Ouest, et pour les populations défavorisées de San Francisco. Ils bouleversent les frontières établies entre le politique et le culturel, la sphère personnelle et la sphère publique, dans ce qu’ils appellent le « libre cadre de références », autour de quelques idées et pratiques simples : la gratuité, la ville libre, la possession de la rue et des espaces publics.

Une zone de gratuité recoupe plusieurs concepts :

• Elle abolit toute relation commerciale : elle fonctionne sans argent, sans troc. Les objets sont sans propriété fixe. L’usage devient plus important que la
propriété. On y dépose ce que l’on veut, on y prend ce dont on a envie.

• Elle est aussi une façon de donner une seconde vie aux objets. L’ADEME estime qu’en pratiquant le réemploi, on peut éviter 13 kg de déchet par personne et par an. On économise également les matières premières et l’énergie nécessaires à la fabrication et au transport de nouveaux objets. Enfin
on développe la solidarité. Depuis la crise de 2008, une autre manière de consommer apparait : une consommation plus collaborative, basée sur le
partage.

• Elle est enfin une autre façon de se réapproprier l’espace public et d’y créer de la solidarité, de l’échange, du lien entre voisins, habitants d’un même
quartier, d’un même village.

Ce nouveau mode de consommation nous interroge sur les notions de propriété, d’argent, de don.
Est-ce la possession qui rend l’objet attrayant et utile ou seulement l’usage que l’on va en faire ?
Et si la zone de gratuité était tout simplement une auberge espagnole, où en plus des objets, on trouverait partage et solidarité

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