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Mesdames et Messieurs les élu.es,

Chères Unionaises, chers Unionais,

Chers amis,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage aux victimes du racisme, après le terrible attentat qui a frappé Trappes et La Verrière vendredi dernier.

Un homme a ouvert le feu sur des passants, ôtant la vie à Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans, et blessant plusieurs autres personnes, parmi lesquelles une enfant de douze ans.

Derrière ce drame, ce sont des familles plongées dans la douleur et des existences bouleversées à jamais.

Il faut appeler les choses par leur nom : c’est un attentat terroriste raciste.

Nos pensées vont d’abord aux victimes et à leurs proches. Mais leur rendre hommage, c’est aussi refuser de considérer cette violence comme une fatalité.

Car la haine ne commence pas avec les armes. Elle commence avec les mots.

Ces mots qui désignent des boucs émissaires, attisent les peurs et dressent les uns contre les autres.

Victor Klemperer, témoin de la montée du nazisme, comparait les mots de la propagande à de petites doses d’arsenic : on les absorbe sans y prendre garde, jusqu’à ce qu’ils produisent leur effet.

L’Histoire nous enseigne jusqu’où peut conduire ce poison : de la stigmatisation à l’exclusion, de l’exclusion à la persécution, et parfois jusqu’au meurtre.

Voilà pourquoi aucun discours raciste ne doit jamais être banalisé.

Nous nous tenons devant cet olivier, planté en hommage à Ilan Halimi et aux victimes des crimes racistes et antisémites.

En 2006, Ilan Halimi était enlevé, séquestré, torturé puis assassiné parce qu’il était juif. Il avait 23 ans.

Vingt ans plus tard, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, vient de perdre la vie dans un attentat raciste.

Ces deux crimes, malgré leurs circonstances différentes, nous confrontent à une même réalité : celle d’une haine qui déshumanise et qui finit par tuer.

Face à cette haine, notre République ne peut céder.

La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots gravés au fronton de nos mairies. Ce sont des engagements que nous devons faire vivre, ici à L’Union comme partout en France.

À celles et ceux qui veulent nous diviser, nous opposons ce qui nous rassemble. À la haine et à la peur, nous opposons la fraternité.

Et c’est cette conviction que je veux exprimer aujourd’hui, au nom de notre commune, aux familles des victimes, aux blessés et à toutes celles et ceux qui craignent d’être pris pour cibles : Vous n’êtes pas seuls.

Je vous remercie.