PATRIMOINE

 

Château de la Cornaudric

En 1522, Jean de BERNIS est Seigneur de la Cornaudric. Il est possible qu’il soit le constructeur d’un premier château, aujourd’hui disparu. En 1644, François de RESSEGUIER, Conseiller au Parlement de Toulouse, fait construire une chapelle. En 1766, Dominique de GERIE, écuyer, fait reconstruire le château et la chapelle.

Il s’agit du château que nous connaissons actuellement implanté au milieu d’un parc dominant la vallée de l’Hers. Quant à la chapelle actuelle, érigée en 1781, non loin de l’entrée du parc par Jacques GOUNON, Seigneur de La Cornaudric, elle fut « chapelle domestique » jusqu’à ce que fut construite l’église de L’Union, à la fin du XIXe siècle.

Parc et château de Malpagat

Ce fut en 1840 que Géraud Lestrade, propriétaire du domaine de Saint Caprais fit construire la belle résidence et aménager le parc qui devinrent le château de Saint Caprais. Cette dénomination évolua et se transforma en Château de Malpagat, qui signifie paraît-il « Mal payé », les « On dit » véhiculant le bruit que les ouvriers bâtisseurs avaient été mal payés !
En 1984 la transformation des terres du domaine en lotissement permit à la commune de recevoir en donation l’immeuble et le parc, sous réserve cependant qu’elle assure la restauration des bâtiments et l’entretien du parc. Ce qui fut fait, et continue de se faire !
Le bâti abrite aujourd’hui l’école de musique et plusieurs associations, le parc des sentiers, une pelouse qui permet des concerts et des expositions de plein air, une aire de jeux pour enfants.
En 1988 l’un de ses grands séquoias mourut. Ce fut un grand dommage ! Vint alors l’idée, cet arbre étant né pour ainsi dire en même temps que la Révolution française, de l’ériger en symbole de la liberté jaillissant de terre et s’enracinant dans notre pays !
C’est bien ce qui fut fait au milieu du boulevard des Fontanelles, qui bénéficia, non seulement de l’édification de ce symbole, mais aussi d’une urbanisation…paysagère si vous me permettez ce terme.

Château de Belbèze

L’actuel château de Belbèze, plutôt gentilhommière, est-il le même que celui implanté en 1768 et signalé sur la carte de CASSINI en bordure du plateau dominant la plaine de la Sausse ?

Le plan de DUPRE-LACAZE de 1887 indique, en effet, au même emplacement une construction assez importante ; c’est donc bien possible. Deux parcs existaient de part et d’autre des corps du bâtiment, parcs qui sont allés en s’amenuisant par suite des cessions.

L’église Saint-Jean Baptiste

L’église de L’Union a une histoire…tumultueuse !
En 1823, alors que Saint-Jean et L’Union ne constituaient qu’une seule commune, il était déjà envisagé de délaisser la vieille église, celle de Saint Jean, pour en construire une nouvelle, mieux située, au centre de la commune.
Faute d’argent, semble-t-il, le projet fut abandonné !
Une trentaine d’années plus tard, celle qui est toujours à Saint-Jean, ayant un besoin urgent de grosses réparations, la construction d’une nouvelle église au centre de la commune fut de nouveau envisagée. Le 3 février 1861 le Conseil municipal accepta cette solution par 11 voix contre 1. Le budget nécessaire était considérable ! Le Conseil municipal changea d’avis et préféra faire réparer l’édifice vieillissant ! Mais alors deux camps s’affrontèrent : le maire, son adjoint et trois conseillers furent favorables aux réparations, l’autre partie du Conseil, majoritaire, restant hostile à cette solution, firent démarrer en toute illégalité la construction d’une église en un point central de la commune.
Grâce à la générosité de riches donateurs et à de nombreux souscripteurs, les travaux s’effectuèrent rapidement.


La première messe a été célébrée dans l’église inachevée en décembre 1862. Géraud Lestrade, un des principaux donateurs, devint par la suite maire de l’Union ce qui a facilité grandement le respect des engagements pris : finition et construction du clocher.
En 1864 l’église, sans clocher cependant, et le presbytère seront achevés. Par acte notarié du 5 février 1864, les propriétaires du terrain, et donc de l’église, donnèrent l’édifice à la commune, sous réserve qu’elle prenne en charge les travaux de finition et de construction du clocher et que l’église devienne paroissiale, au détriment de celle de Saint Jean, reléguée au rang de succursale. Ce fut un arrêté préfectoral du 30 septembre 1866 qui approuva cette donation.
Dédiée à Saint Jean-Baptiste, l’église obtint le statut d’église paroissiale, et l’abbé Lestrade, curé desservant la paroisse, abandonna le vieux presbytère de Saint Jean pour s’installer dans des nouveaux locaux, spacieux et agréables, édifiés juste à côté. Je ne saurais vous dire s’il était de la même famille, mais ce sont les époux Lestrade, qui figurent sur les vitraux du Cœur, qui financèrent la construction des deux chapelles : Sainte Léonide et Sainte Marthe.
Les habitants des quartiers Lasplanes, Verdalle, et des Cabanes, très mécontents, firent tout pour recouvrer le statut d’église paroissiale de leur église, celle de Saint Jean ! Et ce différend amena la scission du territoire et la création de deux communes, Saint-Jean et L’Union.

Vestiges Antiques

Derrière la Grande Halle existait, sur la contre pente, un petit village romain ; que de nombreux indices ont permis de localiser ; desservi par un chemin. En 1987, cet emplacement fut choisi pour conserver quelques vestiges provenant de fouilles opérées près de la cathédrale Saint-Etienne à Toulouse.

Ces témoins du passé : la salle thermale d’une demeure privée, une partie d’un aqueduc et un puits ont été démontés en vue de leur sauvegarde et transférés à L’Union où on peut les apprécier.

Le Séquoia

A mi-parcours du boulevard des fontanelles une pointe géante s’élance vers le ciel à plus de trente mètres de hauteur. Il s’agit du tronc d’un séquoia qui vivait dans le parc de Saint-Caprais depuis le XVIIIe siècle.

Mort naturellement, il a trouvé une nouvelle vie en devenant un astucieux monument. Inauguré le 5 mai 1989, il commémore le bicentenaire de la révolution française et symbolise « un monde nouveau jailli de terre » deux cents ans plus tôt.

Les Pirogues

Dans le cadre d’une surveillance archéologique lors de travaux de re-calibrage du lit de la rivière l’Hers, une découverte exceptionnelle fut faite fin 1988.

Il s’agit de deux pirogues monoxyles (taillées dans un tronc d’arbre) :

– La première datant de l’âge de bronze (1800 à 700 ans av. J.C.) elle est creusée dans un tronc de chêne. Mesurant plusieurs mètres de long elle servait sans nul doute au transport.

– La seconde, d’époque carolingienne, découverte le 8 décembre 1988 non loin de la première, a aussi été construite dans un tronc de chêne de 7 mètres de long. Elle diffère cependant de la précédente par son façonnage. Plus récente, sa construction remonterait à la période VIII-Xe siècle de notre ère (datation au carbone 14).

Ces deux pirogues sont conservées dans l’ancienne étable de la ferme de la Belle Hôtesse transformée en mini musée.

L’Olivier

Devant l’entrée de l’Hôtel de ville de L’Union, s’élève un olivier.Olivier européen, Olea europaea pour les savants, il serait âgé de 1.000 ans. Il nous vient d’Espagne, d’Aragon, de la province d’Huesca, et plus précisément du village d’Apies.
Il est arrivé à L’Union en 1987, pour fêter le millénaire capétien et le sien ! Sa consécration, si l’on peut dire, fut célébrée le 8 mai 1987 par Mgr Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, en présence de Georges Beyney, maire de L’Union et du Conseil municipal. Depuis cette date, il est « chouchouté », si vous permettez cette expression, ce qui lui a permis de prospérer. Protégé par ses bordures maçonnées, il vous rappelle quelques dates historiques, tout en offrant un magnifique décor à l’entrée de l’Hôtel de ville.

L’Hôtel de ville

Il dut attendre quelques 22 années pour bénéficier de la présence de l’olivier, car il n’ouvrit ses portes aux citoyens qu’en 1965. Il dut même attendre quelque peu pour améliorer son environnement avec la place que l’on appelle maintenant San Biagio di Callalta, depuis le jumelage de L’Union avec cette ville d’Italie. Cette place comporte en son centre un banc figurant la croix du Languedoc.
A l’opposé, la Salle des fêtes jouxte l’Hôtel de ville. Tous deux « coiffent », grâce à la topographie du terrain, des locaux qui étaient initialement réservés aux ateliers municipaux, mais qui ont ensuite été aménagés en « Salle du Conseil municipal », et locaux associatifs.

La place San BIagio di Callalta


Le Maire et le Conseil Municipal ont décidé, dans le cadre du centenaire de la guerre 14/18 et de l’avènement de l’Europe, l’édification d’une œuvre monumentale, en hommage aux 65 millions de personnes civils et militaires mortes pendants les conflits mondiaux de 14/18 et de 39/45, qui a conduit à la construction de l’Europe garante de la paix entre les peuples.morts de la commune. Cette œuvre conçue par l’architecte unionais, M. Georges BARRUE.

L’Ecole-Mairie

Une ordonnance royale du 14 février 1830 engagea la municipalité à créer une école. Après délibération, le Conseil Municipal refusa de voter des crédits au motif qu’il ne reconnaissait pas l’utilité d’une école primaire. Il fallut attendre 1875 pour qu’un bâtiment fut élevé, celui que l’on peut voir aujourd’hui. L’école publique mixte est située au centre de la commune de L’Union à l’embranchement de la route de Belbèze avec la route nationale de Toulouse à Lyon.

Au rez-de-chaussée se trouvait la salle de classe pouvant contenir plus de 50 élèves. A droite de cette classe se trouvait une chambre qui servait de mairie et à gauche une autre salle destinée à l’instituteur. A l’arrière de l’école se trouve un jardin.

Avec le temps d’autres écoles adaptées aux nouveaux besoins furent édifiées. La vieille école désaffectée, sert aujourd’hui de lieu de réunion aux « Aînés de la commune ».

La ferme de la Belle Hôtesse

Le complexe de la Belle Hôtesse est devenu propriété de la commune en 1988. Nous savons qu’au début du XVIIe , il y avait déjà à cet endroit un bâtiment tout en longueur, le « Logis de la Belle Hôtesse », qui servait d’étapes aux voyageurs et diligences.

Puis ce fut une ferme, jusqu’en 1988, dont il est vraisemblable que les propriétaires firent construire un peu en retrait la maison de maître, non encore réhabilitée, et appelée « Le Manoir ». La ferme a été complètement restaurée et a, en quelque sorte, retrouvé ses fonctions d’antan. En effet, outre « la Bonne Auberge », restaurant réputé pour sa cuisine, des salles de convivialité et des dortoirs sont à la disposition des associations, des unionais et des jeunes en visite dans la commune.

Le carrefour de Loubers

Loubers est un petit hameau dans la basse plaine de l’Hers à l’endroit où le grand chemin de Toulouse à Castelmaurou forme un carrefour avec la route de Bessières. Lieu de passage par excellence, il n’est pas étonnant de trouver à cet endroit, au XVIIIe siècle, une auberge où voyageurs et routiers pouvaient avoir gîte et couvert.

En 1740, Jean LESTRADE exploite cette auberge ; quelques années plus tard, son fils Pierre y exercera la profession de boucher ; celui-ci sera un jour poursuivi par la justice et condamné à mort le 13 Novembre 1793 pour vente de viande corrompue, très dangereuse pour la santé. On retrouvera beaucoup plus tard cette auberge sous le nom d’Auberge Castille puis elle devint de nos jours la Maison Thoré pour être enfin occupée par une société de location de matériel de travaux publics.

L’ancienne gare - Le chemin de fer à L’Union

A la fin du XIXe siècle, les habitants de L’Union et leurs représentants étaient préoccupés par la nécessité d’avoir une gare de chemin de fer implantée sur leur territoire. Ainsi le Conseil Municipal émettait à l’unanimité « le vœu que la première gare du chemin de fer d’Alby soit fixée au lieu dit Escanegat appartenant à la commune de L’Union ; comme étant le plus commode… ». Cette démarche n’eut aucun succès. Les voyageurs venant de Toulouse en direction de Castres devaient donc descendre pour gagner L’Union à la halte de MONTRABE.

Par contre, on peut voir encore de nos jours la gare de LOUBERS en bordure de la route de Bessières. Celle-ci se trouvait sur le tracé du chemin de fer à voie étroite allant de Toulouse à Villemur (Tarn) en passant par Croix Daurade, place de la Cabarette, le pont de Saint-Caprais, le remblai de la Caussade puis gagnait Launaguet, au pied du château, avant de poursuivre sa route vers le nord. Inaugurée en 1912, cette ligne cessa son activité en 1937 et la voie fut déposée en 1942. Seule reste la petite gare, en face du rond point des Fontanelles. Achetée par un particulier, on peut encore, sous les plantes grimpantes qui recouvrent la façade, apercevoir le cartouche sculpté portant le nom LOUBERS.

Les rues de L’Union

La commune de L’Union, composée des communautés de Belbèze et de La Cornaudric, présente dès son origine, une singularité probablement unique en France : aucune artère, aucune rue, aucun chemin (caminot) ne porte le nom d’un personnage quel qu’il soit !

Selon les quartiers, on trouve des noms d’arbres, de fleurs, d’oiseaux ou encore des noms géographiques pyrénéens : ( pics, cols, vallées, lacs…) Telle a été et reste la volonté unanime des premiers édiles, et des Conseils Municipaux successifs.

L’Union, une assise territoriale et un nom contestés

Cliquez sur l’image pour charger le livret sur L’Union : de Belbèze et Lacournaudric à L’Union et à Saint-Jean, par Gilbert FLOUTARD

L’Union dans les années 30

Cliquez sur l’image pour charger le livret « L’Union dans les années 30, une commune rurale aux portes de Toulouse », par Gilbert FLOUTARD

Rechercher

Recherche exacte
Rechercher dans les titres
Rechercher dans les contenus
Rechercher dans les articles
Rechercher dans les pages
Filtrer par catégories
A la une
Actualités générales
Culture
Sport

Prochains événements

  1. La semaine du Développement Durable

    mardi 30 mai à lundi 5 juin
  2. Salon des Ateliers

    mardi 30 mai à vendredi 2 juin

Newsletter de L'Union

Votre inscription est prise en compte!