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Suite à une pollution aux hydrocarbures de l’Hers, l’Agence Régionale se Santé (ARS) recommandait aux administrés qui disposaient d’un puits, par précaution, de ne pas utiliser cette eau pour arroser leur jardin ou leur potager. Cette mesure revêtait un caractère préventif, les relevés effectués par l’ARS semblant indiquer que cette eau ne présentait pas de risque. Suite à une étude menée par un hydrogéologue, cette restriction vient d’être levée.

Origine de l’incident

Un incident survenu au dépôt Tisseo, situé en amont le long de l’Hers, a engendré une pollution de ces eaux (rupture d’un filtre à gasoil dans un local technique). Très rapidement, des actions ont été menées pour contenir les hydrocarbures :

– mise en place d’un ballon obturateur sur le réseau pluvial privé de TISSEO.

– pompage par les sociétés Saur et Bovo des hydrocarbures à l’intérieur du site Tisséo (réseau EP privé, local technique, regard AEP enterré…) pour un volume estimé à 14m3.

– installation d’un barrage flottant à l’exutoire du réseau pluvial public par Astéo (Eau de TM)

– mise en place d’un barrage flottant plus en aval sur l’Hers par la société Triadis/Séché.

Malgré ces efforts, une quantité d’hydrocarbure s’est écoulée dans les eaux de l’Hers. Il est difficile d’estimer précisément ce volume, mais les équipes en charge du traitement des eaux l’estiment entre 3 et 5 m3.

Dans le courant de la semaine précédente, les agents de l’OFB (Office Français de la Biodiversité) ont redescendu l’Hers sur 10 km et inspecté ce cours d’eau depuis des points stratégiques. 9 prélèvements ont été réalisés par les services de l’État, depuis le site d’Atlanta jusqu’à la confluence avec la Garonne (sur les communes d’Onde et de Grenade), à 40 cm au-dessous de la surface. Deux prélèvements ont été réalisés dans des puits ou dans la nappe d’accompagnement. Les résultats des analyses ont été communiqués lundi 13 juillet par le laboratoire départemental. Ils révèlaient des valeurs inférieures à > 0.05 mg/l qui est à la fois le seuil de potabilité et le seuil de détection. En conséquence, l’eau de l’Hers peut être utilisée pour l’irrigation. A noter qu’un lâcher d’eau supplémentaire, depuis le barrage de la Ganguise a été mis en œuvre ce matin afin d’augmenter le débit de l’Hers d’environ 30 % (augmentation du niveau de 5 cm environ).

Toutefois, l’avis d’un hydrogéologue restait nécessaire pour lever la restriction d’usage sur les puits privés. Ce dernier, agréé en matière d’hygiène publique, a été nommé par l’ARS. Suite à l’étude des 1ères données de terrain et des documents en sa possession, l’hydrogéologue a informé l’ARS que le risque de contaminations des puits privés était jugée minime. Par conséquent, les restrictions d’usages de ces puits peuvent d’ores et déjà être levées.

L’agence attire toutefois l’attention des administrés sur la qualité de l’eau. Si l’eau de votre puits présente une odeur particulière, alors il convient de déclarer l’anomalie auprès de la Mairie qui relaiera ensuite l’information aux partenaires compétents.

 

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